Chapitre 6
p. 196

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Pour une définition du concept de paradigme culturel, voir André Gaudreault, Cinéma et attraction. Pour une nouvelle histoire du cinématographe, Paris, CNRS Éditions, 2008, p. 113 sqq.

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« Les récepteurs individuels sont en effet fort peu nombreux au début, leur écran très petit, en sorte que la réception des émissions est publique : on fait la queue pour défiler devant le minuscule écran d’un récepteur placé dans une salle. Puis la télévision devient un spectacle rassemblant dans le même lieu un public […] » François Jost, Comprendre la télévision et ses programmes, Paris, Armand Colin, 2009 [2005], p. 25.

En savoir +

Le texte complet de la citation se lit comme suit :

Les récepteurs individuels sont en effet fort peu nombreux au début, leur écran très petit, en sorte que la réception des émissions est publique : on fait la queue pour défiler devant le minuscule écran d’un récepteur placé dans une salle. Puis la télévision devient un spectacle rassemblant dans le même lieu un public : lors de l’Exposition universelle de Paris, en 1937, un récepteur de un mètre carré est installé au pavillon de la radio et de la télévision et l’on peut assister au premier « micro-trottoir » en direct : une caméra placée à quelques centaines de mètres, près du pont Alexandre III, envoie des images de passants interrogés, à qui l’on demande leurs impressions sur l’exposition  (Blanckerman, 1961). Le nouveau dispositif ressemble bien à une salle de cinéma à distance (sans fil). Cette parenté est encore plus forte en Allemagne, où la télévision est reçue dans des salles de cinéma qui contiennent jusqu’à 800 spectateurs (Berlin).

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